Les consignes ? On les connaît, mais on a tendance à les oublier !

       I.      Avant chantier:

·        Le badge: Tout le monde ne connaît pas tout le monde! Porter son badge apparent aide à la convivialité.

·        Les gants:Ils sont fournis régulièrement par l’association. On en prend une paire, on se la garde tant qu’elle reste utilisable, et on l'apporte à chaque chantier. En cas d’oubli, il y a toujours quelques paires à la remorque.

·        Le pique-nique: Apportez verre, assiette, couteau, couverts et la petite contribution financière qui vous est demandée, sauf avis contraire. L’exercice aiguisant la faim, et la faim étant le meilleur cuisinier, les piques niques méritent leur étoile au guide !!

·        Vêtements de rechange: Très fortement conseillés ! On peut se retrouver en peu de temps trempé comme une serpillière ! Rappelez-vous Lagarde à l'issue d'une matinée de pluie !!

·        Vaccin antitétanique:    Ne pas badiner avec ça, d’autant que la fréquence de renouvellement est peu contraignante. Si vous n'êtes pas vaccinés, faites le sans attendre et soyez vigilants sur les rappels. Le tétanos est une maladie pas sympa du tout, qu’on n’attrape pas qu’avec des rosiers.

Consignes de mise en œuvre pendant les débroussaillages

TRES IMPORTANT :     Avant tout chantier, le responsable technique donne des consignes spécifiques au chantier, et également les consignes de base rappelées ci-après. Il est indispensable de bien les écouter et surtout … de bien les respecter. Pensez qu’en cas de non respect des exigences données par le donneur d’ordre (le plus souvent, la municipalité qui nous accueille), c’est le responsable qui devra en répondre, et cela risque en plus de nous priver de certains chantiers ou d’apporter des arguments à ceux qui continuent à voir d’un mauvais œil notre activité.

     II.      Les outils:

1)     On prends à la remorque ceux dont on a besoin, en fonction du type de travail qu’on a choisi de faire (en général, il y a toujours le choix) et en fin de chantier on rapporte à la remorque ceux qu'on a emportés.

2)     Comme il y a toujours des étourdis, ou tout simplement des personnes qui quittent plus tôt, chacun doit avoir le réflexe du tour d’horizon, repérer et ramasser les outils qui ont pu être oubliés !


3)     Pendant le chantier, on alterne l’utilisation des outils: regrouper et placer ses outils de façon visible pour éviter les pertes. Une faucille ou un sécateur laissé posé à l’horizontale dans l’herbe a toutes les chances d’être perdu et de faire la joie des archéologues dans 10 000 ans. Soyez particulièrement attentifs aux grands sécateurs de type Sandwick, aussi plats qu’ils sont chers.

4)     Certains outils sont vraiment dangereux, même quand on croit les connaître. Il serait trop long d’énumérer ici toutes les consignes de sécurité. Mais certaines règles de comportement peuvent limiter le risque :

·        Des outils nécessitent un mouvement ample (circulaire avec faux ou faucilles, vertical ou oblique avec coupe-coupe, serfouette, pioche, merlin, ..)

Z Ne jamais brandir un outil sans s’être assuré du rayon de sécurité associé.
Une majorité d’accidents de débroussaillage, comme de chasse, proviennent de la négligence d’un tiers.

·        Des outils peuvent engendrer des projections, parfois assez loin : c’est le cas des débroussailleuses à fil, pioches, merlins …

Z Attention au rayon de projection lors de l’utilisation de certains outils.

·        Enfin, les tronçonneuses méritent un traitement à part : elles ne doivent être utilisées que par des personnes ayant la pratique de ces outils, pour 2 raisons distinctes :

o       La première, évidente, c’est le risque de blessure, généralement grave car une main, un doigt, une cheville, …n’est rien pour une chaîne affûtée pouvant couper des troncs de 20 à 30 cm en quelques secondes. La posture de travail (toujours en équilibre, les bras bien équilibrés, ..) est au moins aussi importante que l’utilisation de protection (lunettes ou visière, gants, casque..)

o       La deuxième raison est liée à la vitesse d’usure de la chaîne. Affûter une chaîne coûte très cher, et un « pro » usera la chaîne beaucoup moins vite qu’un néophyte ou semi néophyte… Au-delà de la chaîne, il y a le moteur et tous les organes d’usure. Le moteur ne doit pas chauffer exagérément, sous peine de « serrage »…

                    III.      Respect de la végétation

Ne pas nettoyer trop brutalement et sans discernement.

La plupart des arbres et arbustes peuvent être préservés, même au milieu d’un chemin, s’il est possible de les contourner.

Il faut élaguer, mais ne pas éliminer. Certaines plantes apparemment médiocres peuvent être rares. Ou belles à d’autres saisons. Un tronc d’arbre en travers du chemin ne gênera ni le randonneur, ni le VTTiste, ni même le cavalier, mais sera par contre un obstacle aux engins à moteur indésirables.


Troncs creux et ronciers constituent des niches écologiques.

Le plus simple est de suivre scrupuleusement les consignes données par le responsable de chantier, qui lui-même les a reçues du donneur d’ordre ou de son représentant (largeur à ouvrir, profil du sentier désiré, allumage de feux, traitement des déchets végétaux et non végétaux, arbres à protéger, ..etc..)

Débris végétaux

Ne pas empiler de façon anarchique les broussailles coupées. En bordure d’un champ cultivé, cela peut créer problème. Autre exemple : à La Salvetat, un berger nous demandait d’éviter absolument de déposer les planches épineuses sur le bord du chemin qu’il faisait emprunter à ses moutons…

En revanche, sur le coté non cultivé du chemin, un dépôt ordonné des branchages peut reconstituer un milieu favorable à la formation d’une haie naturelle, ou contribuer à « stabiliser » le terrain.

Feux

Le feu n’est pas toujours la meilleure solution de traitement des débris végétaux. Ne pas allumer de feu sans prendre l’avis du responsable de chantier. Il aura eu les consignes de brûler ou non, et le lieu sera défini au mieux en fonction des contraintes de météo, proximité, risque…

Enfin, ne pas chercher à brûler de trop gros troncs ou souches ; ils risquent de ne pas être entièrement consumés en fin de séance, ce qui peut être dangereux en période sèche.

Z Ne jamais abandonner un feu non éteint.

 

Maintenant, fini les discours, à l’ouvrage !!